Souvent considéré comme une simple « mauvaise herbe », le pourpier mérite pourtant que l’on s’y intéresse de plus près. Cette petite plante charnue, discrète et très résistante pousse spontanément dans de nombreux jardins, potagers, chemins et terres cultivées.
Son nom botanique est Portulaca oleracea. Utilisé depuis très longtemps dans différentes cuisines traditionnelles, le pourpier est aujourd’hui redécouvert pour ses qualités nutritionnelles et son goût légèrement acidulé.
Comment reconnaître le pourpier ?
Le pourpier est une petite plante rampante qui se développe généralement près du sol.
On le reconnaît notamment grâce à :
- ses tiges épaisses et souvent légèrement rougeâtres ;
- ses petites feuilles charnues, lisses et arrondies ;
- son port étalé et rampant ;
- ses petites fleurs jaunes, qui apparaissent lorsque les conditions sont favorables.
Ses feuilles sont épaisses car elles contiennent naturellement beaucoup d’eau, ce qui permet à la plante de particulièrement bien résister à la chaleur et à la sécheresse.
Il apprécie les sols chauds et peut parfois apparaître en abondance après une période de pluie estivale.
Une plante sauvage comestible
Le pourpier est avant tout une plante comestible.
Ses jeunes feuilles et ses tiges tendres peuvent être consommées crues ou cuites. Sa texture légèrement croquante et son goût frais, subtilement acidulé, en font une plante particulièrement intéressante en cuisine.
On peut par exemple l'utiliser :
- dans les salades ;
- dans les soupes ;
- dans les omelettes ;
- avec des légumes poêlés ;
- dans des préparations à base de fromage frais ;
- ou encore sous forme de pesto ou de tapenade végétale.
Dans une salade estivale, il se marie très bien avec la tomate, le concombre, les herbes fraîches, le citron et l’huile d’olive.
Que contient naturellement le pourpier ?
Le pourpier possède un profil nutritionnel particulièrement intéressant.
Il contient notamment naturellement :
- des acides gras de la famille des oméga-3, principalement sous forme d'acide alpha-linolénique ;
- des vitamines ;
- des minéraux ;
- différents composés végétaux antioxydants.
Comme toujours avec les plantes alimentaires, il est préférable de le considérer comme un aliment faisant partie d'une alimentation variée plutôt que comme un remède à lui seul.
Comment récolter le pourpier ?
Si vous souhaitez consommer du pourpier sauvage, choisissez uniquement des plantes que vous êtes capable d'identifier avec certitude.
Privilégiez une récolte :
- loin des routes très fréquentées ;
- loin des zones traitées avec des pesticides ou des désherbants ;
- loin des lieux potentiellement pollués ;
- sur une zone dont vous connaissez l'environnement.
Après la récolte, les feuilles et les tiges doivent être soigneusement lavées avant utilisation.
Les jeunes pousses sont généralement les plus tendres et agréables à consommer.
Le pourpier au potager
Pour certains jardiniers, son apparition est parfois accueillie avec moins d’enthousiasme !
Le pourpier pousse rapidement et peut facilement se ressemer lorsque les conditions lui conviennent. Avant de l'introduire volontairement dans un potager, mieux vaut donc savoir qu'il peut devenir assez présent.
Plutôt que de systématiquement l'arracher, pourquoi ne pas apprendre à le reconnaître et à en prélever quelques jeunes pousses pour la cuisine ?
Une autre façon de regarder les plantes spontanées qui poussent autour de nous.
Une plante simple à cuisiner
Pour découvrir le pourpier, commencez simplement.
Salade fraîche de pourpier
Mélangez :
- une poignée de jeunes pousses de pourpier ;
- quelques tomates ;
- du concombre ;
- un filet de jus de citron ;
- de l'huile d'olive ;
- quelques herbes fraîches.
Ajoutez une pincée de sel et dégustez immédiatement.
Sa texture croquante apporte une touche très agréable aux salades d'été.
Une idée encore plus gourmande
Le pourpier peut également être mixé avec de l'huile d'olive, du citron, quelques graines ou fruits à coque et des aromates afin de réaliser une préparation façon pesto ou tapenade de pourpier.
Une façon originale de valoriser cette petite plante que l'on arrache encore trop souvent sans connaître son potentiel culinaire.
Quelques précautions
Comme pour toute plante sauvage, l'identification doit être certaine avant toute consommation.
Il est également recommandé de consommer les plantes sauvages avec modération et dans le cadre d'une alimentation variée.
Le pourpier contient naturellement des oxalates. Les personnes devant limiter leur consommation d'oxalates, notamment sur conseil d'un professionnel de santé, doivent donc rester prudentes avec une consommation importante ou très régulière.
En cas de doute sur une plante, on ne la consomme pas.
Observer les plantes sauvages permet parfois de redécouvrir des trésors qui poussent juste sous nos pieds.
Le pourpier en est un bel exemple : discret, résistant, comestible et étonnamment intéressant en cuisine.
Avant d'arracher une plante spontanée du jardin, prenez quelques instants pour l'observer et l'identifier. Elle a peut-être beaucoup plus à vous offrir que vous ne l'imaginez.
L’Hérisson Botanique
Là où les plantes révèlent tous leurs secrets.
Cet article est proposé à titre informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Toute plante sauvage destinée à la consommation doit être correctement identifiée et récoltée dans un environnement non pollué.